28-31 oct. 2018 Bordeaux - Talence (France)

Le programme > Les conférences

Trois types de conférences vous sont proposés.

Des conférences plénières le lundi 29 octobre et le mercredi 31 octobre.

Avec Didier ROUX, Marc HIMBERT et Hervé LE TREUT.

Des conférences à la carte le mardi 30 octobre.

Choisissez en 4 au maximum lors de votre inscription.

Une conférence grand public le mercredi 31 octobre.

 

Conférences plénières

Le verre :
découvertes, inventions, innovations.

Didier Roux Didier ROUX - Directeur R&D et Innovation Compagnie de Saint-Gobain. Membre de l'Académie des sciences et de l'Académie des technologies.

Le verre est un matériau extraordinaire : à la fois par ses propriétés intrinsèques mais aussi pas ses possibilités de mise en forme. Transparent, dur, résistant thermiquement et chimiquement… : ce sont quelques-unes de ses propriétés qui en font un matériau unique utilisé dans des domaines aussi divers que l’art, les ustensiles, le bâtiment…
Le fait que sa viscosité varie continument avec la température : d’un liquide fluide à température élevée à une dureté solide à température ambiante en passant par un liquide visqueux ou une pâte à température intermédiaire. En jouant sur cette viscosité, les industriels ont imaginé des procédés de mise en forme très spécifiques.
Aujourd’hui encore, ce matériau multimillénaire, n’est toujours pas bien compris d’un point de vue fondamental. Qualifié de : « matériau précieux fait à partir des matériaux vulgaires », le verre est une magnifique illustration d’un ensemble très riches de découvertes fondamentales, d’inventions techniques et d’innovations technologiques. Pourquoi tout cela ? Nous tâcherons de répondre à cette question.

 

Redéfinition des unités du Système International :
enjeux théorique et pratiques.

Marc Himbert Marc HIMBERT - Directeur scientifique du Laboratoire commun de métrologie LNE-CNAM (Laboratoire national de métrologie et Conservatoire National des Arts et Métiers). Professeur de métrologie au Cnam. Membre de l'Académie des technologies..

2018 est l’année d’une révision profonde du Système international d’unités. Les définitions des sept unités de base du SI seront désormais établies en fixant la valeur numérique de constantes physiques fondamentales et de constantes de la nature ; en particulier le kilogramme, l’ampère, le kelvin, la mole seront définies à partir des constantes h (Planck), e (charge élémentaire), k (Boltzmann) et N (Avogadro). Cette révolution, préparée de longue date pour assurer la continuité des mesures de référence, assure la pérennité des références, améliore leur exactitude, et ouvre des perspectives nombreuses pour inventer de nouveaux principes de mesures, élargir l’étendue des mesures.

Cette réforme a des conséquences importantes pour la physique fondamentale, les moyens pour assurer la traçabilité et constitue, sur le plan pédagogique, un véritable défi.
Il nous parlera de cette réforme préparée de longue date.

 

Changement climatique :
de l’échelle du globe à celle des régions, quelle évolution dans les perspectives de recherche.

herve_le_treut.JPG Hervé LE TREUT - Directeur de l'institut Pierre-Simon Laplace (IPSL)

Il est directeur de recherches au CNRS et Professeur de mécanique à l’École polytechnique. Il dirige le Laboratoire de météorologie dynamique (Unité mixte CNRS/École polytechnique/École normale supérieure/université Pierre et Marie Curie). Il est également membre de l’Académie des sciences et a notamment reçu la médaille de bronze du CNRS en 1990.

Les dernières décennies ont vu se renforcer la perspective d’une modification des conditions climatiques planétaires, sous l’effet du réchauffement résultant des émissions croissantes de gaz à effet de serre. Les manifestations de ce changement peuvent être liées de manière directe au réchauffement de la planète (c’est le cas du relèvement du niveau de la mer, ou de la fonte de la banquise arctique, par exemple), ou prendre la forme plus complexe d’un dérèglement des conditions toujours changeantes qui déterminent le vent et les précipitations.

La COP21 a posé les bases d’une politique de passage à l’action, visant à atténuer l’ampleur des évolutions à venir, et à s’adapter préventivement aux conséquences qui deviennent progressivement inéluctables. Cette démarche consiste aussi à passer d’une analyse conduite à l’échelle de la planète, pour se focaliser sur l’échelle des territoires, qui est aussi celle des lieux de vie et de travail. Nous analyserons ce que cela implique en termes de méthodes scientifiques nouvelles.

 

 

Conférences «à la carte» du mardi 30 octobre 2018

Le mardi 30 octobre, des conférences seront organisés à l'ENSEIRB-Matméca en parallèle avec des ateliers.
Cinq plages horaires sont définies sur la journée, quatre inscriptions sont possibles au maximum pour avoir le temps de passer voir les exposants et éditeurs. Les plages horaires sont définies de manière approximative pour le moment et sont susceptibles de subir quelques ajustements pour gérer au mieux les flux de personnes auprès des exposants et pour le repas de midi. La différence entre conférence et atelier concerne parfois le nombre de places, mais surtout le type d’activité.
Dans tous les cas, ne tardez pas trop à vous inscrire, car le nombre de places est toujours limité !

 


 

C11 (de 08h30 à 10h00) - Cyclones dans des bulles de savon.

Hamid KelleyHamid KELLAY - Professeur des Universités

Lors de cette conférence je présenterai une expérience simple qui permet de produire des tourbillons uniques dont les propriétés peuvent être mesurées en détail. Parmi les résultats marquants de cette expérience on trouve que les tourbillons ont un cycle d’intensification commun et des propriétés de trajectoire caractéristiques. Ces deux propriétés sont analysées de façon que les similarités entre ces mini-tourbillons et les cyclones peuvent être mises en évidence.

 

 

C12 (de 08h30 à 10h00) - Effets paradoxaux de la physique hors-équilibre aux échelles de temps ultra-courtes.

Jérôme GaudinJérôme GAUDIN - Maître de conférences, laboratoire CELIA, UMR 5107 CEA, CNRS, Un. Bordeaux.

Les sources laser dites « ultra-courtes », i.e. délivrant des impulsions de lumière dont la durée est dans la plage des femtosecondes (1 fs = 1e-15 s), permettent de créer des états transitoires exotiques de la matière dans des conditions hors d’équilibre thermodynamique. En effet, les électrons ayant absorbés l'énergie lumineuse atteignent de façon quasi instantanée  de l'ordre de quelques eV alors que les atomes du réseau solide,n’ayant pas le temps d’être « chauffés », restent froids. En effet, le transfert d’énergie se fait par le couplage entre électrons et atomes du solide via l’émission et l’absorption des phonons dont les temps caractéristiques sont supérieurs aux durées d’impulsions lasers. Cette situation hors équilibre est à l’origine de processus de transitions de phase dites « non-thermiques ». Suivant la nature des liaisons dans le matériaux il peut se produire une fusion « non-thermique », i.e. à une température atomique inférieure à la température de fusion « normale », ou bien inversement un renforcement des liaisons qui augmente la température de fusion. La mesure des différentes observables pertinentes (températures et densité électroniques et atomiques, ordre atomiques à longue et courte échelle…) sur des échelles de temps sub-picosecondes nécessitent le développement d’approches très spécifiques aux limites des possibilités techniques actuelles.
Nous essaierons de dresser un panorama de la recherche actuelle à travers différents exemples les dernières avancées aussi bien théoriques (simulation ab-initio, études multiéchelles) qu’expérimentales (expériences « pompe-sonde » auprès de sources laser de laboratoire aussi bien que des grandes installations type laser à électrons libres) . Nous verrons que ces études très fondamentales permettent aussi de comprendre des processus très appliqués comme le stockage de données ou les procédés de fonctionnalisation des matériaux.

 

C13 (de 08h30 à 10h00) - Les ondes gravitationnelles.

David SmithDavid SMITH - Astrophysicien au Centre d’Études Nucléaires de Bordeaux-Gradignan (CNRS / IN2P3 / CENBG).

Einstein lui-même pensait qu'il ne serait jamais possible de détecter les ondes prédites par sa théorie de la gravitation, tellement elles sont faibles. Mais en 2015 LIGO a observé différentes fusions de trous noirs. En 2017 la fusion d'étoiles à neutrons a été vu aussi, par LIGO et VIRGO, coïncidente avec un sursaut gamma. Plusieurs questions ouvertes ont trouvé leurs réponses toutes d'un coup. Le prix Nobel a été rapidement accordé. Je présenterai les enjeux, les méthodes, et les perspectives de cette belle percée.

 


 

C21 (de 10h30 à 12h00) - La dynamique littorale : des forçages à la morphodynamique.

Florian GanthyFlorian GANTHY - Cadre de Recherche, Ifremer, LER-AR, Arcachon

La dynamique du littoral, et plus particulièrement son érosion, est un sujet qui revient presque tous les hivers à la une dans les actualités : vidéos de mer déchaînée, de routes ou de constructions détruites, de quartiers inondés… Dans le contexte du changement climatique global et de la hausse avérée du niveau marin moyen, on peut se demander comment nos littoraux vont évoluer dans les années et les décennies futures. Cependant, établir des prédictions de ces évolutions reste extrêmement complexe du fait des interactions existant entre les différents forçages.
Cet exposé vise à donner un aperçu des mécanismes intervenant dans les évolutions de la morphologie des littoraux, à travers la présentation des processus intervenant dans la dynamique des sédiments (pourquoi un grain de sable va entrer en mouvement, pourquoi son mouvement va s’interrompre). Ensuite, nous nous intéresseront aux mécanismes liés à la génération de la marée, de sa propagation en zone côtière et de ses conséquences sur la dynamique sédimentaires et les évolutions morphologiques des littoraux. Après quoi, un exercice similaire sera réalisé concernant les vagues et associé à une rétrospective sur l’hiver 2013-2014 durant lequel dans certaines zones, le trait de côte avait reculé de plusieurs dizaines de mètres. Enfin, l’attention sera portée sur la submersion marine, et les principales mécanismes de génération des surcotes seront présentés à travers un exemple : le cas de la tempête Xynthia, ayant touché les littoraux de Charente-Maritime et de Vendée et ayant fait de nombreuses victimes.

 

C22 (de 10h30 à 12h00) - Voyage en cristallographie : fascination, modernité et applications.

Philippe GuionneauPhilippe GUIONNEAU - Professeur des Universités (Univ. Bordeaux et Institut de Chimie de la Matière Condensée de Bordeaux)

Les cristaux sont omniprésents - de l'espace interstellaire à notre corps, de nos téléphones portables à notre table de cuisine - et constituent l'un des piliers de la recherche fondamentale ou appliquée sur les matériaux. La science qui étudie les cristaux sous toutes leurs formes, à toutes les échelles physiques - de l'atome au macroscopique - de leur naissance à leurs transformations s'appelle la cristallographie. Cette dernière constitue un véritable trait d'union entre chimie, physique, biologie et géologie et s'appuie sur des techniques d'investigation, telles que la diffraction des rayons X, indiscutablement issues des sciences physiques.
Les cristaux fascinent naturellement qui s'en préoccupe. Du collège à l'université, intéresser une classe d'élèves à un cristal via sa croissance, ses couleurs, ses symétries ou ses propriétés constitue une porte d'entrée idéale pour expliquer la notion de démarche scientifique (voir figure). Le sujet est d'autant plus pertinent que l'histoire des cristaux et de leur caractérisation mêle découvertes majeures et développements pionniers, certains étant en cours à ce jour. Attention, pour peu que l'on y soit sensibilisé, les cristaux peuvent déclencher des passions !
Avec la préoccupation de donner des pistes d'utilisation ultérieure vers tout public, nous commencerons par définir la notion de cristal, ce qui peut engendrer quelques surprises, puis nous expliquerons comment la diffraction des rayons X a révolutionné le savoir en physique et chimie au cours du siècle dernier et pourquoi, actuellement, elle permet de basculer vers des connaissances nouvelles sur la matière. Pour illustrer cette actualité nous présenterons en détail une étude cristallographique en cours de réalisation dans un laboratoire de recherche sur les matériaux du futur.

 

C23 (de 10h30 à 12h00) - Le laser et ses applications innovantes.

Ludovic LescieuxLudovic LESCIEUX - Ingénieur technico-commercial et responsable communication au sein de centre technologique ALPhANOV .

Pour beaucoup, le 21ième siècle est l'ère de la photonique. Un domaine qui émerge et dont l'enjeu et l'impact technologique ne cesse de croître dans nos sociétés. Que ce soit pour le médical, l'aéronautique, le spatial, la défense, l'industrie du luxe, la microélectronique ou les télécommunications, les applications du laser et de la photonique ne cessent de se multiplier. À travers cette présentation, nous verrons quelques-unes des nouvelles technologies utilisées aujourd'hui et les applications innovantes associées sur lesquelles nous travaillons au sein du centre technologique ALPhANOV. Parmi ces exemples, le micro-usinage par lasers femtosecondes, la recherche d'une source laser X pour la détection du cancer du sein, le lancement des fusées par laser, l'impression tissulaire 3D par laser, les lasers et la microélectronique. Nous évoquerons également le dynamisme du tissu industriel, des laboratoires, et des institutions présentes en Nouvelle Aquitaine dans ce domaine et l'avenir possible pour les jeunes dans ces métiers.

 


 

C31 (de 13h30 à 14h45) - Les dernières découvertes faites sur la planète Mars par le rover Curiosity.

Eric LorignyEric LORIGNY - Responsable de l'exploitation du rover Curiosity au CNES (Centre National d'Etudes Spatiales)

Le rover Curiosity explore depuis plus de six ans la planète Mars, accumulant ainsi plus de 2000 jours martiens de données et de photos. Une équipe Toulousaine tire au laser sur Mars chaque nuit et je vous raconterai ce qu'ils ont découvert et comment ils font ce travail si particulier.

 

 

C32 (de 13h30 à 14h45) - Les semi-conducteurs organiques.

Laurence VignauLaurence VIGNAU - Professeur des Universités – Bordeaux-INP/ENSCBP.

Dans cette conférence seront abordés les matériaux semi-conducteurs organiques appliqués à l'habitat :

  • leur nature ;
  • pourquoi cette nouvelle génération de semi-conducteurs (avantages, inconvénients) ;
  • leurs applications (OLEDs pour l'affichage et l'éclairage, photovoltaïque)

 

 

 

C33 (de 13h30 à 14h45) - La spatialisation du son.

Sylvain MarchandSylvain MARCHAND - Itinéraire professionnel : Maître de Conférences à l’Université de Bordeaux, Professeur invité à l'Université McGill, Montréal, chercheur invité à Stanford, Professeur à l’Université de Brest, puis Professeur à l’Université de La Rochelle.

La spatialisation sonore consiste à placer des sources sonores dans l’espace, ou du moins à le faire croire aux auditeurs. La localisation consiste à retrouver la position des sources à partir de capteurs, par exemple les oreilles. Avec l’avènement de l’audionumérique, la diffusion du son se fait sur des haut-parleurs contrôlés par des signaux qui sont eux-mêmes calculés par ordinateur. Si les techniques de spatialisation cherchent généralement à reproduire le champ acoustique et ont une approche physique du problème, une approche plus perceptive est également possible. Aussi, les compositeurs de musique électroacoustique utilisent depuis longtemps la spatialisation dans leurs créations.

 


 

C41 (de 15h00 à 16h15) - L’archéométrie : une science entre les sciences.

François-Xavier Le BourdonnecFrançois-Xavier LE BOURDONNEC - Maître de Conférences – Université Bordeaux Montaigne.

L’Archéométrie (Archaeometry ou Archaeological Sciences) est une discipline s'imposant aux frontières de la biologie, la chimie, la géologie, la physique et les sciences humaines. À travers quelques exemples, nous aborderons ses enjeux actuels et les différentes problématiques. S’étalant de la Préhistoire aux périodes contemporaines, les travaux présentés dans le cadre de cette conférence permettront d’évoquer les questions de chronologie, les études de provenance, l’histoire des techniques, les mécanismes de dégradations des matériaux mais également l’authentification et l’expertise des œuvres d’Art.

 

C42 (de 15h00 à 16h15) - L’histoire des sciences est-elle continue ou discontinue ?

Pascal Duris Pascal DURIS - Professeur en épistémologie et histoire des sciences à l’Université de Bordeaux, Directeur-adjoint de l’EA 4574 SPH (Sciences, Philosophie, Humanités)

On a longtemps rendu compte de l’histoire des sciences en termes de génies, de précurseurs, de résultats décisifs, de ruptures épistémologiques. La science du XVIIe siècle aurait ainsi été le fruit autant que la graine d’une véritable révolution scientifique. Or, à l’exception de Descartes, aucun de ses contemporains n’inscrit son œuvre en rupture complète avec celle de ses prédécesseurs. La querelle des Anciens et des Modernes, dont l’Europe et surtout la France sont le théâtre, montre au contraire que la science moderne s’est constituée pas à pas et que l’âge classique est parcouru par des vents contraires : dialectique de l’ancien et du nouveau, représentations contradictoires du temps et de l’histoire, sentiments d’humilité des uns et d’arrogance des autres. C’est alors une autre histoire des sciences qui se dessine dont ni Copernic, ni Galilée, ni Newton ne sont l’alpha et l’oméga.

 

C43 (de 15h00 à 16h15) - À la recherche des molécules à l'origine de la vie dans les régions de formation d'étoiles.

Nathalie BrouilletNathalie BROUILLET - Astronome au Laboratoire d'astrophysique de Bordeaux

Les étoiles se forment dans des immense nuages de gaz, dans lesquels près de 200 molécules, dont une majorité de molécules carbonées, ont déjà été détectées grâce à leur signature spectrale, essentiellement en radioastronomie. La question est de savoir jusqu'où va la complexité chimique dans le milieu interstellaire. Alors que de plus en plus d'exoplanètes sont découvertes, peut-on trouver dans les nuages des molécules qui pourraient être à l'origine de la vie ailleurs que sur la Terre ?

 

 


 

C51 (de 16h30 à 17h45) - Pluton, New Horizons et objets Transneptuniens

Françoise BillebaudFrançoise BILLEBAUD - Astrophysicienne au Laboratoire d’Astrophysique de Bordeaux, Université de Bordeaux-CNRS

Pluton, passée dans la classification astronomique des corps du Système solaire de planète à planète naine, n’avait jamais fait l’objet de la visite d’une sonde, avant la mission New Horizons qui lui a été dédiée et qui l’a survolée en 2015. Il aura fallu 9 ans à New Horizons pour arriver près de sa cible, pour un passage rapide certes, mais aussi époustouflant que riche en enseignements. Nous examinerons ce que nous avons vu, appris et pourquoi ce monde glacé et lointain, qu’on pouvait imaginer banal, ne l’est absolument pas ! Ce sera aussi l’occasion de parler un peu de tous ces objets qui sont très loin du soleil mais encore sous son influence gravitationelle et qui peuplent notre (proche, à l’échelle de l’Univers) voisinage.

 

C52 (de 16h30 à 17h45) - Le Golfe de Gascogne : un livre ouvert sur la variabilité des régimes climatiques en Europe au cours du temps.

Frédérique EynaudFrédérique EYNAUD - Maître de conférences à l'Université de Bordeaux, UMR CNRS 5805 EPOC - OASU

Le projet de recherche HAMOC (Holocene North-Atlantic Gyres and Mediterranean Overturning dynamic through Climate Changes) soutenu par l'ANR entre 2014 et 2018, a permis de dresser un inventaire de sites sédimentaires océaniques à même de fournir des archives climatiques parmi les mieux résolues sur l'intervalle quaternaire récent des derniers 10 000 ans. Notamment axé sur le pourtour des marges européennes, le travail de collecte de données hydrographiques qui y a été associé a démontré que le Golfe de Gascogne constituait une zone clef dans la dynamique du climat à l'échelle de l'hémisphère boréal. Ce domaine concentre en effet bon nombre de processus physiques et écologiques fondamentaux hérités tout autant de ses interactions avec les latitudes subtropicales (lien avec le bassin méditerranéen) que des très hautes latitudes arctiques. C'est donc sur la mise en évidence des télé-connections climatiques nord-atlantiques, et ce, au travers d'un prisme régional, que sera axé ce travail.

 

C53 (de 16h30 à 17h45) - Caractéristiques de production des ENR (Énergies Nouvelles Réparties) intermittentes et besoins de stockage.

Philippe StevensPhilippe Stevens - EDF R&D, LME/M29, EDF Lab Les Renardières, 77818 Moret sur Loing

La production et la consommation d'électricité doivent toujours être équilibrées dans un système électrique stable. Ceci est vrai quelle que soit la taille du réseau, que ce soit pour les petits systèmes insulaires ou isolés, mais également pour les plus gros réseaux interconnectés à l'échelle européenne. En temps réel et pour des délais très courts, des services système sont activés automatiquement sur le réseau électrique dès qu'un déséquilibre est détecté : de la réserve primaire avec un temps de réaction inférieur à 30s et en parallèle de la réserve secondaire dont le délai d'action est inférieure à 15 min. Heureusement, la majorité des moyens de productions connectés sur le réseau ont une certaine inertie liée à la masse tournante des alternateurs par exemple. Cette inertie sert de tampon et peut être assimilée à une forme de stockage rapide. L'insertion des ENR pose de nouveaux défis pour plusieurs raisons : leur production n'est pas pilotable, elles sont intermittentes et imprévisibles, elles n'ont pas ou peu d'inertie et ne participent pas aux services système. Le stockage d'énergie est un moyen de répondre à ces défis, et le stockage électrochimique d'électricité peut jouer un rôle important . Cette présentation sous forme d’un exposé et de questions/réponses permettra d'explorer le fonctionnement d'un réseau électrique, les bénéfices que le stockage peut apporter et les innovations d'EDF R&D dans ce domaine.

 

Conférence grand public

Science et littérature

Également ouverte au public - L'inscription pour les non-congressistes s'effectue via ce lien :

http://bordeaux.udppc.asso.fr/congresConf/

La conférence de clôture alliera science et littérature.

Dans un premier temps, Franck Selsis, astrophysicien, nous parlera des exoplanètes habitables et de ses liens avec des auteurs de science-fiction. Puis Natacha Vas-Deyre, Docteure en littérature, exposera la mise en scène de la science dans la science-fiction.

Ensuite, ils répondront aux questions du public.

 

Franck SelsisFranck SELSIS - Directeur de Recherche - Laboratoire d’astrophysique de Bordeaux (CNRS, Univ. de Bordeaux) - Spécialiste des exoplanètes et des atmosphères, il a participé à la première détection d’eau dans l’atmosphère d’une exoplanète, à la découverte de la première exoplanète rocheuse tempérée (Kepler 186 f), à l’étude de Proxima b, l’exoplanète la plus proche de nous et, récemment, à la découverte des 7 planètes de type terrestre qui orbitent autour de l’étoile Trappist-1

L’étude des exoplanètes a révélé l'incroyable diversité des architectures de systèmes planétaires, mais aussi des types de planètes, en termes de masse, rayon, température et composition. Les méthodes d’observation permettent désormais de sonder la structure et la composition de leur atmosphère, ouvrant ainsi un champ de recherche considérable à l'étude des planètes au-delà de notre Système Solaire. Au sein de la population très variée des exoplanètes, nous observons désormais autour d'une fraction importante des étoiles des planètes de taille et de température similaires à celles de le Terre. Nous nous attendons à ce que ces autres mondes présentent une grande variété de compositions, d'atmosphères, de climats, de conditions de surface que les futurs instruments nous permettront d'explorer. Cette exploration devrait révéler à quel point les propriétés de notre Terre - et notamment sa capacité à abriter la vie - sont exceptionnelles ou au contraire communes dans notre Galaxie.

 

Natacha Vas DeyresNatacha VAS-DEYRES - Professeure agrégée de Lettres modernes, Docteure en littérature française, francophone et comparée, enseignante et chercheur (EA CLARE 4593) de l’Université Bordeaux Montaigne - Essayiste spécialiste d'anticipation et de science-fiction, elle a reçu le grand prix de l'imaginaire pour son ouvrage "Ces Français qui ont écrit demain".

La Révolution industrielle et les découvertes scientifiques du XIXème siècle ont fondé l’anticipation et la science-fiction. Il faut donc s’interroger sur la démarche créatrice de la SF, tant littéraire que cinématographique : comment la science est-elle mise en scène, ? L’invention science-fictionnelle a créé un imaginaire de l’exploration spatiale, du voyage dans le temps, des biotechnologies, de la médecine moderne, de la physique quantique… Elle précède et suit parfois les avancées scientifiques entre analyse, prédiction, projection, critique. Science et Sf sont « deux mondes qui se touchent, s’inspirent et se dépassent. » (Matteo Merzagora)

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